
Présents : Annick Carteret, Nathalie Dufau, Christine Martinez, Danièle Neirinck, Brigitte Pipon, Edouard Vasseur
Excusés :
1. Création d’ASF-section France
Démarches administratives françaises
Le récépissé de la préfecture de police a été reçu le 11 février. Il a été adressé à la direction des Journaux officiels dès le 14. Le chèque joint a été encaissé, mais le reçu n’est pas encore parvenu à Danièle Neirinck et la parution au JORF ne semble pas encore être intervenue.
Ceci retarde l’ouverture du compte et l’appel à adhésion.
Annick Carteret et Danièle Neirinck vont s’efforcer de savoir où en est le dossier aux Journaux officiels.
Démarches internationales
La section française est officiellement créée au niveau international. Christine Martinez a récupéré à Madrid les certificats d’inscription au registre international de l’ONG des membres fondateurs d’ASF-section France. La section française est la troisième section nationale officiellement reconnue, après les sections espagnole et argentine. Onze sections sont actuellement en cours de formation. La rapidité de constitution de la section française a été particulièrement appréciée.
2. Fonctionnement de la section
Page web
Christine Martinez évoque la nécessité d’y réfléchir dès maintenant. L’idée serait de créer rapidement une page.
3. Activités de la section
Journées d’études de Madrid
Christine Martinez fait le compte rendu des journées d’étude sur archives et développement, tenues à Madrid les 24-25 février.
Ces journées d’étude lui ont permis de rencontrer le bureau d’ASF-I, d’obtenir un certain nombre de renseignements et de prendre des contacts pour développer les liens avec la section internationale.
Les interventions ont porté sur les sujets suivants :
Le rôle de l’UNESCO. La présentation était très conventionnelle.
L’expérience développée par la mairie de Barcelone. Très concrète, elle a notamment porté sur le travail effectué en Bosnie. La typologie des actions est large, depuis le traitement de fonds, à la formation professionnelle et au recueil d’archives orales (Amérique du Sud). Ces opérations sont toujours rapides, concrètes, avec un appui financier conséquent de la ville de Barcelone.
Le rôle du CIA (Perrine Canavaggio).
Les interventions dans le cadre de la francophonie (Christine Martinez). Une approche critique l’a conduit à analyser les raisons pour laquelle cette aide ne fonctionne pas et ne permet pas le développement de ces pays.
La coopération espagnole. D’intérêt limité, cette intervention s’est contentée de faire l’apologie de l’accord intergouvernemental entre l’Espagne et l’Amérique du Sud.
Le rôle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Très décevante, cette intervention s’est limitée à une présentation des archives de ces deux institutions.
Les participants ont conclu qu’il ne fallait s’adresser aux services nationaux que pour des opérations ponctuelles. En revanche, il convient de s’insérer dans le système des organisations internationales. Tous se sont accordé sur l’idée de constituer un groupe de travail pour voir comment il serait possible de rentrer en contact avec l’OCDE ou le PNUD. Une collaboration avec le CIA est possible en la matière, notamment par le biais des hauts fonctionnaires qui font partie de cette organisation.
Il conviendrait également de préparer des argumentaires à fournir lors des prises de contact, afin que les archives soient intégrées dans les différents programmes de ces institutions. Christine Martinez indique qu’ASF devrait intervenir dans le cadre d’événements comme le séminaire OCDE-Banque mondiale sur démocratie et développement qui a eu lieu à Paris. Les questions de technologies de l’information et de bonne gouvernance pourraient constituer la base des argumentaires.
Les participants aux journées d’étude de Madrid se sont également accordés sur la nécessité de s’appuyer sur les collectivités locales. Sont rappelées les collaborations entre Bordeaux et Bamako, l’Aude et le Burkina-Faso. En Espagne, le rôle des collectivités est majeur. Et cela fonctionne bien.
Projet de Fès
Christine Martinez développe le projet de collaboration avec la section internationale relativement à la municipalité de Fès (Maroc).
La mairie de Barcelone a été saisie par la municipalité de Fès pour une aide au classement de ses 3 kilomètres d’archives non classées, remontant à la période du protectorat. Une première mission d’audit a été réalisée et a débouché sur un projet auquel serait associée la section française, en raison de la nécessité de disposer de personnes francophones.
L’idée consiste à former deux agents municipaux affectés par la municipalité aux archives et qui, à leur tour, pourraient devenir des formateurs. La municipalité de Mekhnès serait intéressée par une démarche similaire qui pourrait être confiée aux archivistes de Fès une fois formés.
Le classement des archives de Fès et la formation des deux archivistes pourrait faire l’objet de chantiers d’été qui associeraient, sur le modèle des chantiers de fouilles archéologiques :
Les archivistes de Fès ;
Des représentants des deux sections d’ASF ;
Des étudiants en archivistiques.
Ce chantier permettrait de résorber le passif, de confronter les expériences, de mettre ensemble étudiants français et espagnols et surtout de former des personnes localement. Danièle Neirinck et Christine Martinez vont se renseigner sur les modalités pratiques d’organisation des chantiers de fouilles (assurances, logement).
Le premier chantier pourrait être lancé cet été. La section française pourrait envoyer un ou plusieurs coopérants qui prendraient du temps sur leurs congés pour participer à ce chantier. Il conviendrait notamment de demander au MAE l’envoi temporaire (une semaine ou deux) de Damien Heurtebise, chargé des fonds du protectorat, de partir en premier comme expert. Danièle Neirinck propose d’en parler à Monique Constant. Une ou plusieurs personnes pourraient prendre le relève de Damien Heurtebise : Marie-Edith Brejon de Lavergnée ou Françoise ? notamment.
Christine Martinez va demander à la section internationale le rapport d’évaluation rédigé ainsi que toutes les informations possibles. Brigitte Pipon va se charger de prendre contact avec les collègues de Strasbourg, ville jumelée avec Fès. Les responsables des formations universitaires vont également être saisis. Une réunion avec la section internationale devrait être envisagée rapidement
Christine Martinez estime que les choses pourront être prises plus en amont les années suivantes. La formule est intéressante et pourrait être développée. Il convient de faire reconnaître la section comme opérateur en matière de coopération, notamment dans le cadre de la coopération décentralisée.
Rédaction d’outils
Christine Martinez propose de mettre en place des groupes de travail chargés de rédiger des manuels sur les plans d’urgence, la typologie des risques et des désastres, les cellules d’urgence. L’idée consiste à capitaliser les informations et à les diffuser.
4. Partenariats de la section
AAF
Henri Zuber a accepté de parler de la création de la section lors de l’assemblée générale de l’AAF le 24 mars. Il l’a déjà signalé dans le rapport moral de l’association. Christine Martinez rappelle qu’elle sera à la tribune lors de l’assemblée générale et qu’elle pourra éventuellement en parler.
Bouclier bleu
Josseline Deschaux a proposé qu’un membre de la section préside une séance de la réunion du Bouclier bleu qui doit avoir lieu à Toulouse.
Danièle Neirinck propose que la section désigne Arnaud Ramière de Fortanier ou, à défaut, Marie-Claude Delmas, Jean Le Pottier ou François Borde.
